Tenue des Assises régionales du PACTE ESRI 2030 de Casablanca-Settat 


Les travaux des Assises régionales de Casablanca-Settat du Plan national d’accélération de la transformation de l’écosystème de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation (PACTE ESRI 2030) se sont ouverts, mardi 10 mai 2022 à l’Ecole nationale de commerce et de gestion (ENCG) de Casablanca en présence du Ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation M. Abdellatif Miraoui, le Président du Conseil de la région Casablanca-Settat M. Abdellatif Mazouz, la Présidente du Conseil Communal de Casablanca Mme Nabila Rmili, le Gouverneur de la Préfecture des Arrondissements d'Aïn Sbaa-Hay Mohammadi M. Hassan Benkhayi et le Président par intérim de l’Université Hassan II de Casablanca M. Mohamed Talbi. 

Il s’agit de la 7ème étape des Assises régionales qui s’inscrivent dans le cadre d’une démarche de co-construction du PACTE ESRI 2030, qui vise à doter le Royaume d’une université rénovée, durable et adaptée aux besoins des étudiants et des territoires, afin de consacrer l’inclusion socio-économique, la compétence et l’excellence universitaire.

A cette occasion, M. Miraoui a souligné que ces 7èmes Assises régionales se tiennent dans la région de Casablanca-Settat qui dispose d’un important écosystème universitaire avec trois universités publiques, trois universités privées et plusieurs établissements d’enseignement supérieur. 

Ces Assises, a relevé le ministre, sont l’aboutissement d’une série de rencontres consultatives impliquant les acteurs universitaires, économiques, de la société civile, ainsi que les élus, pour se pencher sur un nouveau modèle de l’université marocaine qui tient compte des défis actuels et des différentes problématiques socio-économiques.

« Nous voulons aboutir à des conclusions sur ce nouveau modèle universitaire à la lumière des changements actuels sur les plans socio-économique, environnemental, technologique… », a-t-il expliqué, notant que le Maroc a des atouts à même de transformer les défis en opportunités.

De son côté, le président par intérim de l’Université Hassan II de Casablanca a noté que ces Assises régionales s’inscrivent dans le cadre de l’élaboration et la mise en œuvre du Pacte ESRI 2030 qui vise à créer une nouvelle dynamique pour améliorer la qualité du système universitaire et de recherche, et de poser les fondements d’une gouvernance universitaire et de planification stratégique dans la perspective de propulser l’université marocaine comme levier de développement, conformément aux recommandations du nouveau modèle de développement.

Conscientes de la nécessité de contribuer à ce chantier, a-t-il souligné, les universités de la région y ont accordé une attention particulière, le considérant comme un pas important vers une université rénovée offrant des formations en adéquation avec les contraintes posées par les progrès scientifiques et technologiques que connaissent les secteurs vitaux au Maroc.

M. Talbi a ajouté que ces Assises viennent consolider une approche participative au niveau régional, et visent essentiellement à présenter les principales conclusions des rencontres de consultation organisées par les six universités de la région depuis janvier 2022, en collaboration avec l’ensemble de l’écosystème de la région, soulignant le rôle prépondérant de l’université en tant que levier de développement global et durable.

Il s’agit aussi de rapprocher l’université des milieux socio-économiques pour mettre en place un système universitaire reposant sur des approches pédagogiques innovantes à même de consolider les compétences des étudiants et de leur permettre d’accompagner les changements socio-économiques et technologiques, en vue de répondre aux besoins des secteurs vitaux du Maroc en termes de ressources humaines.

Pour sa part, M. Abdellatif Mazouz, s’est félicité que la région a un écosystème universitaire très développé, insistant que l’université est une composante essentielle au même titre que les secteurs public et privé pour mener à bien les politiques de développement, soulignant la nécessité de consolider la coopération entre l’université et son environnement régional.

Mettant en avant l’importance de la recherche et de l’innovation, M. Mazouz a également relevé la nécessité de promouvoir l’entreprenariat et de développer le capital humain.

La présidente du conseil communal de Casablanca a, quant à elle, souligné que le Plan national d’accélération de la transformation de l’écosystème de l’ESRI, qui repose sur une nouvelle génération de réformes, vise à améliorer la qualité du système d’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation, afin d’en faire un levier essentiel pour consolider la dynamique de développement et renforcer le rayonnement du Maroc dans ce domaine.

La région de Casablanca-Settat est une locomotive de l’économie nationale et un pôle industriel, de commerce et des services qui dispose d’un important potentiel humain, a ajouté Mme Rmili, notant que la mobilisation de ces ressources au service du développement socio-économique de la région requiert une approche participative dans laquelle l’université doit jouer le rôle de trait d’union entre les acteurs institutionnels, les partenaires économiques et les associations, selon des objectifs communs et ambitieux.

Ces Assises régionales viennent couronner les travaux des rencontres consultatives organisées depuis janvier 2022 par les six universités de la région de Casablanca-Settat (l’Université Hassan II de Casablanca, l’Université Hassan 1er de Settat, l’Université Chouaib Doukkali d’El Jadida, l’Université Mohammed VI des Sciences de la santé, l’Université internationale de Casablanca et l’Université Mundiapolis de Casablanca) et impliquant l’ensemble de l’écosystème de la région, notamment les acteurs régionaux, économiques, sociaux, institutionnels et universitaires pour débattre et présenter leurs recommandations et perceptions sur le nouveau modèle de l’université marocaine.

Ces recommandations concernent l’adaptation de l’offre de formation aux besoins de la société et des différents métiers, l’accompagnement de l’entreprenariat, la promotion de la recherche et de l’innovation et la valorisation des structures de la région, entre autres.

Quatre tables rondes sont au programme de ces Assises régionales de Casablanca-Settat pour favoriser les échanges entre les différents acteurs concernés autour des thématiques de l’inclusion territoriale et le développement intégré, l’inclusion économique et la compétitivité, l’inclusion sociale et durable et l’excellence académique et scientifique.

Au programme figure également la signature de plusieurs accords de partenariat entre les universités et les différents acteurs de la région. Ces accords, qui ambitionnent le renforcement du rôle de l’université en tant que locomotive du développement régional, portent sur plusieurs domaines d’intérêt commun (formation, recherche scientifique, innovation et transfert technologique).